Le nombre de véhicules roulant au Superéthanol-E85 a enregistré une augmentation de 23 %, atteignant désormais 371 000 unités. La progression en 2023, de 70 000, se repartie entre l'immatriculation de 40 000 voitures équipées d'origine pour accepter de l'E85 (essentiellement des Ford) et 30 000 installations de boitiers en post-équipement, contre 85 000 en 2022. Il y a donc un tassement des installations à comparer de 2022, année qui a connu un véritable bond face à l'envolée du prix de l'essence. Désormais, les acteurs du marché doivent se confronter à des pratiques illégales où les automobilistes roulent au Superéthanol-E85 sans installation de boîtiers, en reprogrammant simplement le calculateur moteur. Une pratique qui peut endommager le moteur et amendable à hauteur de 3 750 euros.
L'installation de boîtiers permet de rendre compatible les voitures à essence classique avec sa version écologique principalement produite à partir de betteraves ou de céréales. Certaines collectivités soutiennent cette transition en offrant des aides pouvant atteindre 500 euros pour une installation dont le coût varie de 700 à 1 500 euros selon le véhicule et le fabricant.
L’un d’eux, Biomotors, a indiqué avoir converti depuis 2017 près de 250 000 véhicules en partenariat avec de grandes enseignes d’après-vente telles que Motorcraft, Point S, Roady, Midas, L’Auto Leclerc, Emil Frey, et Alliance Automotive Group. De son côté, Flexfuel a équipé 102 000 véhicules en 10 ans grâce à un réseau de 2 500 installateurs. La société a récemment conclu un accord de partenariat avec la compagnie de chauffeurs VTC Bolt, ce qui pourrait permettre à chaque conducteur d'économiser entre 2 000 et 4 000 euros par an. L'objectif est d'équiper 19 000 chauffeurs. En seulement 3 mois, 30 000 courses Bolt ont été réalisées avec du Superéthanol-E85. La société finlandaise eFlexFuel aspire également à s'imposer sur le marché français, ayant déjà commercialisé 60 000 boîtiers dans 25 pays.