Dernière mise à jour de la page le 12/05/2023
Les prix élevés des carburants classiques poussent les automobilistes à s’intéresser de plus en plus au bioéthanol. Actuellement vendu autour de 1,10€/litre, ce biocarburant est une solution idéale pour faire des économies sur le budget carburant et réduire les émissions de CO2. Beaucoup d’automobilistes sont tentés de faire le plein avec du bioéthanol alors que leur véhicule n’est pas adapté. Cette pratique est-elle possible et sans risque pour le moteur ? Explications.
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Qu’est-ce que le bioéthanol ou E85 ?
L’E85, aussi appelé superéthanol ou bioéthanol, est un agrocarburant constitué de 65% à 85% d’éthanol et de 15% à 35% d’essence sans plomb. La proportion varie en fonction des saisons. L’éthanol utilisé est issu de la transformation du sucre ou de l’amidon contenu dans certaines plantes, dont la betterave, les céréales, le colza et la canne à sucre. La France est aujourd’hui le 10e plus grand producteur de superéthanol au monde.
Ce carburant alternatif présente l’avantage d’être moins polluant. Il émet moins de CO2 par rapport aux carburants fossiles. En effet, le CO2 qu’il émet provient notamment des plantes. Il a donc moins d’impact sur le réchauffement climatique.
Quels véhicules peuvent rouler au bioéthanol ?
Officiellement, le bioéthanol est réservé aux véhicules essence dotés d’un système d’injection électronique et construits à partir de l’année 2000. Une adaptation du moteur et du système d’injection est nécessaire pour pouvoir rouler au bioéthanol.
Seules les voitures dites “flexfuel”, ayant bénéficié de cette adaptation à l’origine, c’est-à-dire dès leur conception, peuvent rouler au bioéthanol sans transformation.
Les autres voitures doivent être adaptées à posteriori pour pouvoir rouler à l’E85. Pour cela, il faut qu’elles soient éligibles.
Il existe deux méthodes pour convertir une voiture à l’éthanol : la pose d’un boîtier éthanol et la reprogrammation du moteur.
Le boîtier de conversion est un dispositif électronique qui se place entre le calculateur et les injecteurs. Son rôle est de réguler l’injection de carburant pour que le moteur fonctionne de manière optimale.
En ce qui concerne la reprogrammation du moteur, il s’agit d’une intervention qui consiste à modifier la cartographie du moteur en intervenant dans son calculateur. Cette modification ne peut pas être homologuée et elle est destinée à des véhicules qui roulent sur route fermée.
Rouler à l’éthanol sans boîtier : les risques
Est-il dangereux de rouler au bioéthanol sans boîtier ? Avant de répondre à cette question, il faut savoir que les véhicules mis en circulation après 2000 disposent d’un moteur qui a été conçu pour résister à l’éthanol. D’ailleurs, depuis quelques années, les essences sans-plomb contiennent de l’éthanol à une proportion plus ou moins faible (5% pour le SP95 et 10% pour le SP95-E10).
Cela ne signifie pas que ces voitures peuvent rouler sans problème au bioéthanol qui contient au moins 65% d’éthanol. Voici les différents risques encourus en roulant à l’éthanol sans boîtier :
Les risques mécaniques
L’utilisation du bioéthanol sans modification peut raccourcir la durée de vie du moteur. En effet, celui-ci a été programmé pour fonctionner avec un ratio air/carburant très précis. Dans la plupart des cas, ce ratio est de 1/14.7, c’est-à-dire 1g d’essence pour 14.7g d’air, si on veut que le moteur conserve ses performances. Or, dans le cas du bioéthanol, il faut un ratio de 1/9 ou 1g de bioéthanol pour 9g d’air. Si cette valeur n’est pas respectée, le moteur se fatiguera plus vite et ne fonctionnera pas correctement. Sans boîtier, il n’est pas possible de contrôler que ce ratio soit respecté.
Une mauvaise combustion, due à un mélange air/carburant incorrect, peut aussi engendrer une usure précoce du catalyseur et de toutes les pièces du moteur en contact avec le carburant. Parmi celles-ci, il y a les pistons, culasse, soupapes.
Les risques légaux
En plus d’endommager le moteur, l’utilisation du bioéthanol sans boîtier est aussi une pratique illégale. Selon la loi, il est interdit de rouler avec des informations erronées (le carburant utilisé en l’occurrence) sur la carte grise.
De plus, un voyant moteur allumé est un motif de contre-visite lors du contrôle technique. Il faut donc le faire disparaître avant de se présenter à l’examen. Il faut également s’assurer qu’il n’y a pas de trace de superéthanol dans le réservoir, car le passage au contrôle technique serait refusé le cas échéant.
Enfin, le passage à l’E85 sans boîtier signe la fin de la garantie constructeur. En cas de panne, le constructeur peut donc refuser toute prise en charge. Néanmoins, si vous installez un boîtier homologué dans le moteur pour l’adapter au bioéthanol, le fabricant du boîtier prend le relais en termes de garantie sur les pièces mécaniques en contact avec le carburant.
Que se passe-t-il si on mélange l’E85 et le Sans Plomb ?
Face à la flambée des prix des carburants, certains automobilistes ont adopté un nouveau réflexe depuis quelque temps. Il s’agit d’incorporer progressivement du bioéthanol dans leur réservoir avec l’essence sans plomb. Comme on l’a évoqué plus haut, cette pratique n’est pas sans risque, notamment pour les véhicules construits avant 2000. C’est une technique approximative qui va utiliser les marges techniques du véhicule pour tenter de l’adapter au superéthanol E85. Le mélange approximatif additionné au coût de l’essence sans-plomb démontre que l’économie en faisant un mélange est marginale.
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