Face à la flambée des prix du carburant, ils se convertissent à l’éthanol |FRANCE BLEU

22 octobre 2021

Pour amortir la hausse des prix à la pompe, certains automobilistes se tournent vers l'éthanol, un carburant à 0.65 euro le litre. Dans la région montpelliéraine, les entreprises qui travaillent sur ce créneau tournent à plein régime.

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Face à l'envolée du prix des carburants, près de 30% en un an, le Premier ministre a annoncé ce jeudi au journal de 20 heures de TF1 la mise en place d'un "chèque inflation" de 100 euros pour 38 millions de Français. Certains n'ont pas attendu cette mesure et ont trouvé une alternative : rouler à l'éthanol, uncarburant d'origine végétale à 0.65 euro le litre, en moyenne.

Une facture du simple au double

Dans la région montpelliéraine (Hérault), nombreux sont ceux qui décident de convertir leur voiture pour carburer à l'éthanol, comme William, qui roule en Jeep. "L'idée de passer à l'éthanol, je l'avais depuis longtemps, raconte-t-il. Mais c'est vraiment avec la hausse des prix que j'ai franchi le cap."

"Quand je me déplace, j'ai un sentiment de liberté." - William, un automobiliste qui roule à l'éthanol

Aujourd'hui, il paye entre 50 et 60 euros pour faire le plein. Avec le SP95, il déboursait 110 euros. "Ça me permet de faire de nouveaux travaux chez moi ou de partir plus loin en vacances avec mes enfants, énumère William. Alors oui, c'est vrai que c'est très intéressant au niveau financier.

Les entreprises de conversion à l'éthanol carburent

Avant de passer à l'éthanol, il faut convertir sa voiture car les moteurs ne sont pas faits pour. Ils pourraient se détériorer. À Baillargues, le garage BSA pose des petits boîtiers pour permettre aux véhicules essence de rouler à l'éthanol. C'est une mission pour laquelle les équipes sont très sollicitées depuis la hausse des prix des carburants. "On refuse des demandes, car on ne veut pas que ça devienne notre activité principale", avoue Jacques Da Silva, le cogérant du garage.

"Notre activité est similaire à celle qu'on avait au moment des Gilets Jaunes." - Denis Stanislas, chargé de communication de Biomotors

Le boîtier qu'il utilise est celui de Biomotors, une entreprise de Vendargues. Sa croissance a augmenté de 40% depuis le mois d'août. Denis Stanislas, chargé de communication de la société, remarque que le profil de ses clients change : "Avant, c'est surtout des personnes qui roulent beaucoup qui passaient à l'éthanol, note-t-il. Aujourd'hui, ce sont des personnes qui font peu de kilomètres. Certaines ne se déplacent qu'en ville.Le boîtier est à 1.000 euros en moyenne. Il faut parcourir 14.000 kilomètres pour le rentabiliser.  

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