Carburant : Le bioéthanol s’impose à la pompe

Image non disponible

Boîtiers E85 : c’est mission séduction

Par Justine Pérou  – Publié le 26/11/2020 Le superéthanol se présente comme le carburant du pouvoir d’achat. Il a fallu attendre dix ans après son introduction en France pour qu’un arrêté encadre l’installation des boîtiers de conversion. Aujourd’hui, le principal objectif des fabricants et installateurs est de redorer l’image de l’E85. La revanche du superéthanol : un nom…

26/11/2020
Image non disponible
Image non disponible

BIOÉTHANOL : BIOMOTORS SORT UN NOUVEAU BOITIER CONNECTÉ

Publié le 22 octobre 2020, par LORIS GALOFARO La société héraultaises Biomotors continue de se développer. Elle vient de sortir un nouveau boîtier connecté pour convertir les moteurs de voitures au bioéthanol. Dans l’Hérault, l’aventure continue pour Biomotors qui propose depuis 2017 un boîtier qui permet de convertir les moteurs au bioéthanol. Un carburant beaucoup moins cher, moins…

22/10/2020
Image non disponible
Image non disponible

Conversion E85 : Bardahl pousse les kits Biomotors

Publié le 20 octobre 2020, par Caroline Ridet Le spécialiste des additifs et de la dépollution moteur devient distributeur des boîtiers de conversion bioéthanol, BIOFlex Connect. Spécialiste des additifs et proposant depuis longtemps un station de dépollution moteur (Bardahl déploie son concept « Eco-nettoyage Moteur »), Bardahl ajoute la conversion au bioéthanol à son portefeuille d’offres. L’industriel…

20/10/2020
Image non disponible
Image non disponible

Bardahl se rapproche de Biomotors

Publié le 20 octobre 2020 par Fabio CROCCO. Bardahl et Biomotors viennent de signer un accord avec l’objectif de développer un réseau d’installateurs de boitiers de conversion moteur au superéthanol. Le spécialiste de la lubrification et de la dépollution moteur, Bardahl, annonce un partenariat avec Biomotors, fabricant homologué de système de conversion à l’essence E85. Dans le cadre de ce…

20/10/2020
Image non disponible
Image non disponible

BARDAHL devient partenaire et distributeur officiel de BIOMOTORS

Publié le 19 octobre 2020, par AM-TODAY Conscient de la nécessité de préserver l’homme et l’environnement, Bardahl a mis à profit ses 80 années d’expérience pour développer et promouvoir son concept de dépollution moteur. Plus de 2 millions de véhicules Diesel ont déjà été décrassés. Afin de proposer une offre complémentaire pour le parc essence,…

19/10/2020
Image non disponible
Image non disponible

BIOFleX Connect®, le boîtier E85 connecté de Biomotors

Publié le 14 octobre 2020 par Julie VERNIER Le fabricant Biomotors lance BIOFlex Connect, un nouveau système connecté de conversion au superéthanol E85. Un capteur de carburant FlexFuel est ainsi connecté via Bluetooth à l’application Biomotors. Ce dispositif permet d’analyser la teneur en éthanol présent dans le réservoir du véhicule en temps réel. L’application permet…

14/10/2020
Image non disponible
previous arrow
previous arrow
next arrow
next arrow
Slider

Dopé par une fiscalité favorable, le SP95-E10 est la première essence vendue en France.

Une petite révolution vient de se produire dans les stations-service françaises où le SP95-E10 est devenu la première essence consommée. En septembre, ce carburant né en 2010 et contenant jusqu’à 10 % d’éthanol végétal a représenté 38,5 % de la consommation d’essence, doublant le sans-plomb classique et enregistrant une progression de 12,3 % sur un an. Distribué dans 11 000 stations, compatible avec 97 % des véhicules roulant à l’essence, moins cher que les autres super SP (1,34 euro par litre en moyenne en octobre), le SP95-E10 est plébiscité.

Dix ans après le plan français en faveur des agrocarburants, les 50 000 cultivateurs de betterave, de blé et de maïs utilisés pour obtenir cette essence voient les débouchés se multiplier. Déjà présent en petite quantité dans toutes les essences, ce carburant s’impose aujourd’hui avec l’E10. Les ventes d’E85, qui contient jusqu’à 85 % de bioéthanol, augmentent, mais restent confidentielles. Apparu en 2007, l’E85 coûte 40 centimes de moins par litre que le SP95 et nécessite des véhicules soit « FlexFuel », soit équipés de boîtiers spéciaux. Quant à l’ED95 (jusqu’à 95 % de bioéthanol), il est commercialisé depuis 2016 pour les autocars notamment.

Le pari des Français commence à payer. Ils sont les premiers producteurs européens de bioéthanol avec 12 millions d’hectolitres par an, dont un tiers part à l’export. La profession insiste sur ses vertus « écologiques ». « Du champ à la roue, le bioéthanol est une énergie renouvelable qui permet de réduire de 60 % en moyenne les émissions de CO2 », estime Nicolas Rialland à la Confédération générale des planteurs de betteraves. Néanmoins, les agrocarburants sont critiqués car ils utilisent de la surface agricole destinée à l’alimentation. « Ils représentent 4 % des surfaces utiles en France, poursuit Nicolas Rialland. La pulpe des betteraves sert à l’alimentation des bovins, comme les drêches des céréales. Quant au maïs destiné à l’éthanol, ce n’est pas celui qui sert pour la farine de maïs. Les biocarburants ont été accusés à tort d’être responsables de la flambée des matières premières agricoles en 2008. » Il n’empêche que la Commission européenne privilégie le développement des biocarburants de deuxième génération, avec des matières premières non alimentaires.

Si le gazole reste le carburant le plus acheté, son aura s’effrite

L’engouement devrait néanmoins se poursuivre en France. Si le gazole reste le carburant le plus acheté, son aura s’effrite. Après la publication en 2012 d’un rapport de l’Organisation mondiale pour la santé le classant parmi les cancérogènes, après les révélations sur le trucage des tests d’émissions par certains constructeurs, après l’annonce d’objectifs de réduction des émissions de CO2, les ventes de diesel neufs dégringolent. Ces derniers représentaient 70 % des nouvelles immatriculations en 2011, contre 47 % aujourd’hui, selon le CCFA. Ils pourraient même être interdits dès 2024 dans les rues de Paris, si le Plan climat d’Anne Hidalgo est voté le 20 novembre. Pour l’instant, les moteurs à essence en profitent bien plus que les électriques dont les ventes, en hausse, restent faibles. Un dernier élément pourrait aussi accroître les ventes d’agrocarburants : leur fiscalité avantageuse. Le gouvernement a décidé d’une nouvelle hausse annuelle de 2,6 centimes par litre de la taxe sur le gazole pendant quatre ans car, a justifié le ministre Bruno Le Maire : « Personne ne peut plus comprendre que la fiscalité du diesel et de l’essence ne soit plus la même.»

Retrouvez l’article sur le site de Paris Match

LinkedIn
WhatsApp